La Belgique et le 1er Empire


 
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 Le choix des hommes

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Stephane
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MessageSujet: Le choix des hommes   Mer 7 Sep 2005 - 19:42

Bonjour

On a souvent été interpellé par le choix des Maréchaux qui ont ou n'ont pas accompagnés Napoléon en Belgique.

La place de Major-Général détenu auparavant par Berthier fut attribuée à Soult. Le Maréchal avait déjà occupé ces fonctions sous la division Lefèbvre (sous la Révolution) et sous Joseph alors Roi d'Espagne. De plus, je crois que c'était le plus ancien des généraux de division à ce moment. Le choix c'est donc fait en fonction de l'ancienneté, mais aussi des compétences.

Napoléon à Sainte-Hélène n'a-t-il pas dit de Soult :
Citation :
"C'est un excellent ministre de la Guerre ou major général : il sait beaucoup mieux disposer une armée que commander en chef."

Le choix du ministre de la guerre a été attribué au Maréchal Davout. Davout était également Gouverneur de Paris et Commandant supérieur de la Garde Nationale et des Fédérés. C'était un poste clé auquel Napoléon ne pouvait que mettre un homme de confiance pour organiser l'armée et protéger et surveiller la capitale. Or les hauts dignitaires de confiance ne couraient pas les rues lors des Cent jours.

Le choix de Grouchy pour commander une aile de l'armée et la poursuite des Prussiens a été aussi parfois décrié. Grouchy est un excellent cavalier où ses performances à Eylau, Friedland et Vauchamps le distinguent et reste très attaché à l'Empereur. Obtenant son bâton de Maréchal lors de Cent jours , le commandement suprême d'une aile de l'armée de Napoléon a peut-être été un poids trop lourd à porter pour lui ?

On pourrait éventuellement regretter que des hommes de talent comme Suchet ou Clausel aient été éloignés de l'action principale en Belgique.

Suchet reçoit le commandement de l’armée Française des Alpes le 15 juin à la tête de laquelle il bat les Piémontais puis les Autrichiens au combat de Conflans.

Clausel quant à lui commandait du corps d'observation des Pyrénées, il marcha sur Bordeaux et obligea la duchesse d'Angoulême à rembarquer.

Stéphane
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Frédéric
Rang: Administrateur


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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Mer 7 Sep 2005 - 21:40

Plutôt que d'y voir une "erreur de casting" comme beaucoups se plaisent à le dire, ne faut il pas y voir justement une répartition judicieuse des compétences.
Il installe loin de lui des personnages fiables (Davout) qu'il sait capable d'agir seuls et sans contrôle (Suchet) et garde sous son autorité et proche de lui des personnes moins expérimentées (Grouchy) et peut être plus changeantes (Ney et soult).

En donnant les commandements, Napoléon garde peut être à l'esprit la capitulation prématurée de Paris, l'année précédente ou encore la défection de l'armée de Lyon.

Cordialement

Frédéric
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Dalmatie
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Sam 10 Sep 2005 - 22:13

Bonjour à tous,

Je voudrai un instant revenir sur le choix de Ney.

Pourquoi Napoléon a-t-il attendu le dernier moment pour choisir Ney?
Ney était en état de semi-disgrace depuis le début des 100 jours. Lui confier un corp d'armée au dernier moment fut certainement une erreur psychologique.

Heymes, dans son plaidoyer insiste sur ce fait.

Amicalement

Dalmatie "bon dimanche"
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Rigoumont
Curieux


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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Dim 17 Avr 2011 - 7:57

Dalmatie a écrit:


Je voudrai un instant revenir sur le choix de Ney.

Pourquoi Napoléon a-t-il attendu le dernier moment pour choisir Ney?
Ney était en état de semi-disgrace depuis le début des 100 jours. Lui confier un corp d'armée au dernier moment fut certainement une erreur psychologique.

Bonsoir,

Je ne suis pas sûr que Ney soit un mauvais choix dans la mesure où il a la confiance de l'armée et sait se faire obéir. La preuve notamment lorsqu'il rappelle d'Erlon vers lui craignant l'offensive alliée aux Quatre Bras le 16.
Cette "aura" de maréchal ancien et expérimenté, peu d'hommes en disposent dans l'armée de l'époque. Grouchy, récent maréchal, sera ouvertement contesté par Gérard et peu obéi par Vandamme.

Pour revenir sur un message antérieur. Probablement que le choix de Grouchy à la tête de la réserve de cavalerie est bon au vu de son expérience et de "ses exploits" antérieurs dans cette arme mais lui confier un commandement combiné indépendant n'était peut-être pas une bonne idée.

Ceci dit, Napoléon n'avait personne d'autre à disposition pour commander ce détachement à la suite des Prussiens car Ney (seul autre maréchal disponible si l'on exclu Soult qui est major-général) est aux Quatre Bras. Il aurais pu nommer un maréchal sur le champ de bataille de Ligny mais celui qui aurait été choisi aurait probablement eu à faire face à la jalousie des autres et les "problèmes" rencontrés par Grouchy concernant son autorité auraient fort bien pu se répéter.

salut
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Asclépios
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Jeu 28 Juil 2011 - 5:26

Bonjour,
Comme Rigoumont, je pense que Ney n'est pas forcement un mauvais choix au vu de ses connaissances militaires, à partir du moment ou Napoléon le tient à sa portée. C'est un remarquable entraineur d'hommes et il se trouve que l'armée du Nord est pleine d'entrain en ce début de campagne (pour ne pas dire pleine de rage). Le hic, c'est que Ney arrive à l'armée très tard sans rien savoir des troupes placées sous son commandement. Ce n'est pas en quelques minutes qu'il peut connaître les forces sous ses ordres et où elles sont placées (pour ça il faut une réunion de l'état-major des Ier et IIème Corps d'armée + celui de la cavalerie légère de la Garde + celui du Corps de cavalerie de Kellermann) et attendre les rapports de localisation des troupes ennemies. Et il lui faut surtout se faire un état-major...

Le choix de Grouchy comme Maréchal n'est pas discutable, puisque Soult et Ney gardent leur titre. Par contre lui confier une force inter-arme et le lâcher tout seul avec Gérard et Vandamme pour poursuivre des prussiens qui, selon l'Empereur sont totalement battus... De deux choses l'une, si les prussiens sont écrasés, une force de cavalerie avec un corps d'armée suffiraient à les poursuivre et pas besoin d'un maréchal pour ce faire. Grouchy, remarquable cavalier, aurait été plus utile à Mont-Saint-Jean les 17 et 18/06.

Le choix de Soult, remarquable manoeuvrier, en tant que major-général m'apparaît plus discutable. En tout, cas, Bailly de Monthion, autrement plus ancien dans le job, semble mal prendre la nomination de ce chef... d'après les différentes lectures de cette campagne, c'est Monthyon qui a "monté" l'armée du Nord et eut une grande activité jusqu'à... la nomination de Soult. Et là, bah... plus grand chose... il semble faire le minimum du service qui lui est demandé. Après le lumbago et/ou la hernie discale et/ou la crise d'arthrite et/ou la crise de goutte du pied ou du petit doigt sur la frontière du Maréchal Mortier, le nomination de Soult à la Garde et celle de Monthyon comme major général, aurait eu (peut-être) un impact différent sur la transmission et la réception des ordres du GQG et surtout dans l'application de la vision de Napoléon (ce que Berthier comprenait et interprétait le mieux possible)

Concernant les absents de l'armée du Nord, Davout, Suchet etc..., je suis d'accord avec Frédéric, Napoléon a mis loin de lui des personnes dont il connaît la fermeté et la loyauté.

On peut aussi trouver à des postes moins "prestigieux", des généraux et autres officiers n'ayant pas forcement l'aptitude de l'emploi.

Cordialement

Jean-Marc
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Rigoumont
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Dim 31 Juil 2011 - 22:59

Bonjour,

Pour le poste de major-général, Napoléon à toujours utilisé un maréchal. De plus Soult avait déjà été chef d'état-major en Belgique.

Ceci dit, Soult n'a pas le côté "secrétaire soumis" de Berthier qui plaisait manifestement à Napoléon et les rapports entre les deux hommes n'ont probablement pas été propice au bon fonctionnement de l'état-major ultra-centralisé "à la Napoléon".
Je pense que Napoléon s'intéressait bien trop peu aux compétences de ses officiers et n'en attendait qu'une obéissance aveugle.

Cdlt,

R.
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Asclépios
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Lun 1 Aoû 2011 - 1:33

Bonjour,
C'est vrai que Napoléon utilisait un Maréchal sauf en cas de blessure ou autre, et Monthyon, justement, a déjà été Major-général de la Grande Armée d'août à octobre 1813 me semble-t-il en remplacement de Berthier. Et puis, avec Grouchy Maréchal d'Empire, Monthyon aurait pu aussi avoir ce genre de promotion.
Comme la Garde était aussi commandée par un Maréchal, le poste devenant vacant, il aurait pu être donné à Soult ?
Cela aurait résolu la deuxième partie de votre intervention Laughing . Monthyon ne risquant pas d'être trop indépendant et Soult, non plus, se trouvant sous les ordres directs de l'Empereur puisque la Garde ne bouge que sur ordre de ce dernier.

Cordialement
Jean-Marc

PS : et pour tempérer mon précédent post, il faut quand même reconnaître que Grouchy a fait une remarquable retraite après le 18/06.
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Rigoumont
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Lun 1 Aoû 2011 - 6:11

Asclépios a écrit:

Comme la Garde était aussi commandée par un Maréchal, le poste devenant vacant, il aurait pu être donné à Soult ?
Cela aurait résolu la deuxième partie de votre intervention Laughing . Monthyon ne risquant pas d'être trop indépendant et Soult, non plus, se trouvant sous les ordres directs de l'Empereur puisque la Garde ne bouge que sur ordre de ce dernier.
Justement, je ne suis pas sûr que Soult donne le meilleur de lui-même quand il est serré d'aussi près.
Il a l'habitude des commandements indépendants (et en chef), il connait Wellington et l'armée britannique ainsi que sa tactique. Je pense que Napoléon lui a donné trop peu de crédit durant cette campagne.
Pour Monthyon, j'ai fort peu lu sur lui, je n'ai donc pas d'opinion sur sa promotion éventuelle comme major-général.

Cdlt,

R.
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Asclépios
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Lun 1 Aoû 2011 - 9:21

Voila ce que j'ai sur François Gédéon Bailly de Monthion :
Né le 27/01/1776 à Saint-Denis (Île Bourbon). Mort le 07/09/1850 à Paris (Seine).
Il entre au service comme sous-lieutenant le 24/02/1793 dans le 74ème d'Infanterie ci-devant “Beaujolais-Infanterie”, fait les campagnes des armées de Moselle et du Nord et se signale aux affaires de Saint-Vaudel, de la forêt de Mormale et du bois des Tilleuls. Il participe au siège de Maubeuge lorsqu'il reçoit le décret de la Convention suspendant les officiers “nobles” le 06/09 suivant. Il reste inactif jusqu'au 19 vendémiaire an II (10/10/1793), quand il reçoit le brevet d'aide-de-camp du général Turreau qu'il suit à l'armée des Pyrénées-Orientales puis à celle de l'Ouest. Il devient adjoint à l'adjudant-général Le Bel à l'armée des Côtes-de-Brest le 15 vendémiaire an III (06/10/1794). Il est à la prise de l'île de Noirmoutier, aux affaires de Tiffauges, des Landes, de Bones et de Corpe. Il accompagne Turreau à Belle-Isle-en-Mer puis revient au QG de l'armée de l'Ouest après l'arrestation de son général. Lieutenant le 1er pluviôse an III (20/01/1795), adjoint de l'adjudant-général Robert le 05 brumaire an IV (27/10/1795) à l'armée de l'Intérieur, il passe capitaine-adjoint le 14 vendémiaire an V (05/10/1796). Il rejoint, le 5ème jour complémentaire de la même année (21/09/1797), comme aide-de-camp, le général Turreau, réintégré dans ses fonctions, et le suit aux armées de Sambre-et-Meuse et de Mayence. Il fait les campagnes des ans VI à VIII sur le Rhin, en Helvétie, sur le Danube et en Italie où il seconde son général dans le Valais, sur le Simplon puis dans le Piémont et dans la défense du fort de Kehl. Il se fait remarquer à la bataille de Biberach le 19 frimaire an VIII (10/12/1799), à l'affaire de Susa le 02 prairial suivant (22/05/1800) et aux combats de Sant-Ambrogio des 15 et 16 du même mois où il a un cheval tué sous lui. Nommé provisoirement, le 08 messidor an VIII (27/06/1800), chef d'escadron à la suite du 9ème Chasseurs à cheval, un arrêté des Consuls le confirme dans son grade le 07 floréal an X (27/04/1802). Il sert en l'an IX en qualité de chef d'état-major des divisions stationnées au Simplon et de celles dans le Valais aux ans X et XI. Il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII (14/06/1804) des mains de l'Empereur. Attaché le 27 fructidor an XIII (14/09/1805) à l'état-major général de la Grande Armée, il fait la campagne d'Autriche de l'an XIV et se distingue aux combats de Memmingen, d'Ulm, d'Hollabrunn et à la bataille d'Austerlitz. A la fin de cette campagne, l'Empereur le charge de diverses missions diplomatiques près des cours de Bade, de Hesse et de Wurtemberg. Il reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 05 nivôse an XIV (26/12/1805) et un décret du 01/05/1806 le nomme adjudant-commandant. Le Roi de Bavière le décore de l'Ordre du Mérite militaire à cette époque. Il suit la Grande Armée aux campagnes de Prusse et de Pologne; il assiste aux batailles de Nasielsk, de Golymin, de Hoff, d'Eylau, d'Heilsberg et de Friedland. Employé le 20/03/1807 à l'état-major du Prince vice-connétable comme aide-major-général, il est gouverneur de Tilsit à l'entrevue des Empereurs. Commandant de la Légion d'honneur le 11/07/1807, Baron d'Empire le 19/03/1808 avec lettres patentes du 28/01/1809 et général de brigade le 22/05 suivant, le Grand-duc de Berg (Murat) dont il est chef d'état-major par intérim depuis le 21/02, lui confie le commandement de la ville de Bayonne et l'envoie en mission secrète en Espagne. Après l'entrée des français dans ce pays, il devient commandant de la place de Vitoria le 15/06/1808 puis de la place de Bilbao le 18/09 suivant. Rappelé le 21/03/1809 à l'état-major du Prince de Neufchâtel, le major-général Berthier, il fait la campagne d'Autriche. Sa conduite aux batailles d'Eckmühl, d'Essling et de Wagram lui mérite une lettre de félicitations de l'Empereur et le titre de Comte d'Empire délivré le 15/08. Il reçoit aussi la grand-croix de l'Ordre de Hesse-Darmstadt et celle de Commandant du Mérite militaire de Wurtemberg. Début 1810, il inspecte les divisions prévues pour la Péninsule et le 11/06/1811, il est à la tête d'une division de réserve sur la frontière espagnole avec son QG à Bayonne. Rappelé le 05/02/1812, il fait partie de la Grande Armée qui se rassemble pour la campagne de Russie, en qualité de chef d'état-major le 23/02 suivant. Il est aux batailles de Smolensk, de la Moskowa, de Malojaroslawetz et au passage de la Bérésina. Le 04/12/1812, l'Empereur le nomme général de division. Le 22/01/1813, il seconde le Prince Eugène dans toutes les opérations militaires sur l'Elbe en tant que chef d'état-major et assiste à la bataille de Lützen le 02/05. Il passe sous-chef d'état-major général de la Grande Armée le 12/05 et participe à la bataille de Bautzen les 20 et 21/05. Du 19/01 au 17/04 puis du 18/09 au 08/10/1813, il prend la place de major-général de la Grande Armée en l'absence du Prince de Wagram. Il obtient un congé à cette dernière date. Le 04/11/1813, l'Empereur lui confère le titre de Grand-Officier de la Légion d'honneur. Il participe encore à la campagne de France à son poste au GQG de la Grande Armée qu'il reprend le 01/01/1814. A la première Restauration, il reçoit la croix de Chevalier de Saint-Louis le 19/07 et est mis en non-activité le 01/09 suivant.
Au retour de l'Empereur, il reprend son rôle de chef d'état-major de l'état-major-général sous les ordres du Maréchal Soult le 08/04/1815. Il sera blessé à la poitrine à la bataille de Mont-Saint-Jean le 18/06. Au retour des Bourbons, il sera replacé dans le cadre de non-activité le 01/08/1815. Il sera compris dans le cadre de l'état-major général de l'armée comme lieutenant-général le 30/12/1818 et placé en disponibilité le 01/01/1819
(d'après Fastes de la Légion d'honneur-Tome IV-page 428, Notice du Musée impérial de Versailles-1859, La sabretache 1900-page 433, La base Léonore du Ministère de la Culture, web.genealogie.free.fr, napoleon.gery.pl)
A noter que son titre est Premier Aide-Major-Général en 1815.
D'après Couderc, Davout ne l'aimais guère et le trouvait nul pour son poste. Mais, Davout n'aimais pas Berthier et détestait cordialement (comme une conséquence logique) tout son entourage (qui devait bien lui rendre par ailleurs). Davout était un grand soldat mais pouvait aller au dela du raisonable dans ses "haines" donc, j'avoue ne pas lui faire confiance sur le cas Monthion. Je n'ai pas non plus cherché beaucoup de témoignages concernant ce général mais si Berthier lui donnait sa confiance, on peut penser qu'il était bien dans son rôle de chef d'état-major.

A noter d'ailleurs, que Davout n'était pas forcement le meilleur à son poste (lui-même aurait voulu un poste à l'armée du Nord) même s'il y fit un grand travail. Je pense que Carnot aurait été bien meilleur, il avait quand même réorganisé les armées républicaines, ce qui était une autre paire de manches Smile

Mais j'oubliais, il faut ABSOLUMENT un Maréchal aux postes importants... idée pour le moins bizarre venant d'un Empereur qui revient en France comme un Premier Consul (avec des idées révolutionnaires qu'il n'appliquera pas, évidement...)
Je pense que remettre des maréchaux "compromis" pour la plupart avec la royauté (pas Davout mais c'était surtout par la mauvaise volonté royale) à des postes clés n'était pas en faveur du renouveau attendu par le "peuple" et "l'armée" (pure conjecture de ma part ressentie à travers les lectures de Charras, Couderc, Mauduit, Houssaye etc...)

Cordialement
Jean-marc

PS : concernant les armées de la République, je consulte régulièrement le site de Bernard Coppens (1789-1815.com/ar.htm) qui est très bien fait et facile d'utilisation. Je consulte aussi ce site lesbataillonsdevolontaires.wifeo.com qui est très complet mais moins pratique que le précédent.


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Rigoumont
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Mer 3 Aoû 2011 - 17:17

Asclépios a écrit:

A noter que son titre est Premier Aide-Major-Général en 1815.
D'après Couderc, Davout ne l'aimais guère et le trouvait nul pour son poste. Mais, Davout n'aimais pas Berthier et détestait cordialement (comme une conséquence logique) tout son entourage (qui devait bien lui rendre par ailleurs). Davout était un grand soldat mais pouvait aller au dela du raisonable dans ses "haines" donc, j'avoue ne pas lui faire confiance sur le cas Monthion. Je n'ai pas non plus cherché beaucoup de témoignages concernant ce général mais si Berthier lui donnait sa confiance, on peut penser qu'il était bien dans son rôle de chef d'état-major.
Ou plutôt dans le rôle que Berthier s'en faisait ou encore dans le rôle que Napoléon s'en faisait à travers Berthier. N'était-ce pas plutôt le mode de fonctionnement de l'état-major plutôt que la personne qui le dirigeait qui aurait été à remettre en cause... Question

Citation :
A noter d'ailleurs, que Davout n'était pas forcement le meilleur à son poste (lui-même aurait voulu un poste à l'armée du Nord) même s'il y fit un grand travail. Je pense que Carnot aurait été bien meilleur, il avait quand même réorganisé les armées républicaines, ce qui était une autre paire de manches
Carnot a, certes, démontré ses aptitudes. Mais durant la campagne de Belgique, Paris est restée calme et sous contrôle, les recrues marchaient vers les dépôts et des renforts étaient en partance pour l'armée du Nord - je pense que Davout n'était peut-être pas tant que cela à la mauvaise place.
On signale souvent les "exploits" militaires de Davout. Bien sûr son rôle a été considérable à Auerstaedt, à Eckmull, à l'aile droite à Wagram, à Hambourg... mais peut-on affirmer que ces actions n'auraient pas pu être réalisées par un autre Maréchal?
Ney aurait-il "craqué" à Auerstaedt?
Soult n'arait-il pas changé de front comme le fit Davout à Wagram (et comme le fit Soult lui-même à Austerlitz)?
...
Je n'en sais rien mais je ne suis pas sûr que Davout aurait changé quelque chose à la campagne de 1815 surtout s'il n'avait pas les mains libres or on sait que lorsqu'il s'opposait à Napoléon (exemple en Russie), il se faisait "dépouiller" de la majeure partie de son commandement. En aurait-il été autrement en Belgique confused

Citation :
Mais j'oubliais, il faut ABSOLUMENT un Maréchal aux postes importants... idée pour le moins bizarre venant d'un Empereur qui revient en France comme un Premier Consul (avec des idées révolutionnaires qu'il n'appliquera pas, évidement...)
Justement, les idées de celui qui rétabli la noblesse et en crée une nouvelle, musèle la liberté d'expres​sion(de la presse notamment), fait réprimer les manifestation très durement, se rapproche des souverains européens... sont si révolutionnaire.
Je pense que, si Napoléon est un "produit" de la révolution, il n'en est certainement pas l'incarnation. En tout cas, pas celle de ses idées.

Citation :
Je pense que remettre des maréchaux "compromis" pour la plupart avec la royauté (pas Davout mais c'était surtout par la mauvaise volonté royale) à des postes clés n'était pas en faveur du renouveau attendu par le "peuple" et "l'armée" (pure conjecture de ma part ressentie à travers les lectures de Charras, Couderc, Mauduit, Houssaye etc...)
C'est possible mais les soldats semblaient emboîter le pas avec vigueur lorsque Ney les a mené au combat. Reille ou d'Erlon étaient-ils plus "motivants"?
Quant à Gérard et Vandamme, ils ont tour à tour "manœuvré lentement" et foncé à l'assaut (ou demandé de le faire" mais, dans ce dernier cas, était-ce de la compétence ou "la chasse au bâton de maréchal" confused

Comme vous voyez, il y a beaucoup d'interrogations dans mon intervention. Je voulais insister sur le fait que les interprétations que nous pouvons faire peuvent parfois être à 180° les unes des autres sans toujours pouvoir prouver les choses car, dès qu'on entre dans le "What if" tout est permis. pirat

Cordialement
R.
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Asclépios
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Ven 5 Aoû 2011 - 20:45

Bonjour à tous,

Rigoumont a écrit :
Citation :
N'était-ce pas plutôt le mode de fonctionnement de l'état-major plutôt que la personne qui le dirigeait qui aurait été à remettre en cause
Oui et non du fait que le mode de fonctionnement de l'état-major a largement dépendu du mode de fonctionnenment du Maréchal Berthier. D'après ce que je sais, l'état-major général a été en grande partie "monté" par Berthier et ressemble à un petit Ministère de la Guerre "en campagne" (divisions et subdivisions identiques). Or, sans Berthier qui en connaît tous les rouages, ou quelqu'un avec une longue expérience non pas d'état-major MAIS de l'état-major général de l'armée, il semble que cela soit difficile. Car plus on monte dans la hierarchie des officiers d'état-major et plus la masse de renseignements à gérer est grande et plus la capacité de synthèse doit être grande. Berthier avait cette capacité (il avait peut-être un don mais surtout des années de travail et de proximité directe avec l'Empereur, ce que n'avaient pas Soult, pas plus que Davout d'ailleurs).

Bien sur on ne peut pas savoir ce qu'aurait fait Davout à l'armée du Nord en 1815 mais on connaît ses capacités "globales". Ne sait-ce que du point de vue de l'expérience de chef de corps d'armée inter-arme, il est un peu plus ancien que Grouchy dans un tel rôle. Cela ne veut pas dire qu'il aurait mieux réussi que ce dernier mais "à vue de nez", c'est plutôt lui que j'aurais choisi pour une poursuite des prussiens le 17/06 Cool

Cordialement
Jean-Marc
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Rigoumont
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MessageSujet: Re: Le choix des hommes   Sam 6 Aoû 2011 - 4:56

Asclépios a écrit:

Bien sur on ne peut pas savoir ce qu'aurait fait Davout à l'armée du Nord en 1815 mais on connaît ses capacités "globales". Ne sait-ce que du point de vue de l'expérience de chef de corps d'armée inter-arme, il est un peu plus ancien que Grouchy dans un tel rôle. Cela ne veut pas dire qu'il aurait mieux réussi que ce dernier mais "à vue de nez", c'est plutôt lui que j'aurais choisi pour une poursuite des prussiens le 17/06 Cool
Je suis d'accord.
Je ne me rappelle plus la source mais je me souviens avoir lu que Grouchy avait demandé à Napoléon de ne pas le détacher le 17 et de le garder à la tête de la réserve de cavalerie.

Ceci dit, n'oublions pas que, pour sa poursuite, Grouchy dispose de troupe très entamées à Ligny (surtout les divisions qui ont attaqué Ligny même et la division Lefol de Vandamme).
Par comparaison, le 15 octobre 1806, Napoléon dispose pour la poursuite des Prussiens d'un corps totalement frais (le Ier), et de corps encore très peu entamés (comme le VIe par exemple) et c'est ceux-là qui font le gros de la poursuite - Bernadotte battra tous les records à cette occasion.
Pourtant, à Ligny, Napoléon dispose de troupes fraîches: le VIe corps et la division Durutte. Certes, cela fait un peu moins que les restes des corps de Vandamme et Gérard mais puisqu'il ne s'agissait au départ que d'une poursuite....

Alors qu'aurais dit/fait Davout sur place - ou plutôt qu'aurait-il été autorisé à dire ou à faire... Question scratch
Cdlt,
R.
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