La Belgique et le 1er Empire


 
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 RENSEIGNEMENTS DES ALLIES

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rodolphe
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MessageSujet: RENSEIGNEMENTS DES ALLIES   Sam 24 Sep 2005 - 6:56

Extrait du Livre de la campagne de 1815 aux Pays-Bas du Comte J. de T'Serclaès de Wommerson et F. de Bas ( tome 1)

Renseignements fournis aux alliés. (page345)

L'empereur s'était flatté en vain de dissimuler la concentration de son année à l'attention des alliés : Wellington fut prévenu, mais il ne profita pas des nouvelles qu'il reçut pour concentrer à temps ses forces vers le
secteur d'attaque.

Disposant de fonds inépuisables et efficacement aidés par l'entourage de Louis XVIII, les Anglais avaient organisé en France un système très complet d'espionnage. Journellement le duc de Wellington recevait des communications de ses agents qui utilisaient à cet effet, les relations postales ordinaires entre Paris et la Belgique. Le colonel anglais Henry Dillon, partisan de Louis XVIII, s'était mis en relation avec sa nièce, qui
avait épousé le général Bertrand, et il avait réussi à surprendre chez cet ami de l'empereur des renseignements qu'il s'était empressé de communiquer au feld-Maréchal Wellington. Celui-ci s'était, en outre, mis directement en rapport avec Fouché, ministre de la police, dont les agents avaient promis de communiquer les plans de Napoléon ( source : Supplement. Dispatches, X ) . Mais, loin d’être utiles à Wellington, ces divers moyens d'information lui furent, au contraire, désavantageux. Fouché lui fit d'abord parvenir des renseignements faux suivant lesquels l'ouverture des opérations était remise au 1er juillet; puis, pour sauver les apparences, il envoya au Duc le jour du départ de l'empereur, (nuit du II au 12 juin), une note chiffrée contenant le projet des opérations. Mais il eut soin de susciter lui- même des difficultés à la frontière, de sorte que la note ne put arriver au quartier-général anglais que trop tard. En attendant, lord Wellington n'ajoutait guère foi aux rapports provenant d'autres sources. Le général Dörnberg,(était) chargé par le prince d'Orange, dès le mois d'avril, d'organiser à Mons le service d'espionnage et de renseignement...Etabli à Genly, quartier-général de sa brigade (de cavalerie), il reçut par ses agents et par une foule de Français...les nouvelles les plus précises sur l'armée française, sur sa concentration et sur l'arrivée de Napoléon, et les communiqua au secrétaire militaire du Duc, lord Fitz Somerset (source citée :Supplément. Dispatches, X.)

Le 3o mai, le général von Müffling fut averti par un officier supérieur français qu'il fallait s'attendre une attaque de l'Empereur pour le 4 juin. Le 5 juin, le prince d'Orange fit part au duc de Wellington d'un avis que lui avait fait passer un officier d'origine belge, annonçant que l'armée anglo-néerlandaise serait attaquée dans quelques jours. Le 6 juin, le général de Collaert fit connaître au prince qu'il avait reçu un avis analogue. Depuis ce jour, les avertissements d'une attaque imminente se multiplièrent tant au quartier-général prussien qu'à Bruxelles: " Des employés, travaillant aux mouvements des opérations militaires à Paris, ont assuré que l'empereur se transportera de sa personne à Avesnes, pour faire une fausse attaque sur les alliés du côté de Maubeuge, tandis que l'attaque principale doit s'opérer du côté de le Flandre entre Lille, Tournai et vers Mons.". Vers le 7 juin, un officier français attaché au cabinet du général Bertrand, vint trouver le général Dörnberg : il lui affirma que les hostilités commenceraient dans huit ou dix jours et que l'empereur avait l'intention de se jeter entre l'armée anglo-néerlandaise et l'armée prussienne. Ce renseignement méritait d'être pris en considération, mais Wellington n'y crut pas.

Les généraux Behr et Dôrnberg, les avant-postes du général Van Merlen signalèrent au fur et à mesure de leur exécution de grands mouvements de troupes le long de la frontière et la concentration des corps d'armée français. Wellington, s'obstinant à considérer comme très improbable une attaque par l'Entre-Sambre-et-Meuse, ne tint aucun compte des avis pourtant si exacts de ses avant-postes. Le 10 juin, une escarmouche entre le 6e Chasseurs à cheval et les dragons néerlandais (le n°5), près Goegnies-Chaussée, démontra que l'ennemi était sur le qui-vive. Le même jour, le ministre des Pays-Bas près du roi de France, le général Fagel, envoya de Gand au général de Constant-Rebecque des détails exacts sur la force et la composition des troupes ennemies : il ajoutait qu'il était permis de supposer que Bonaparte attaquerait vers le 10 juin dans la direction de Rocroi (source citée : Supplement. Dispatches, X; etc.Wink. M.Fagel envoyait en même temps copie d'une lettre du duc de Feltre, qui écrivait : "J'ai reçu hier (9juin), fort tard, les renseignements ci-joints, qui méritent beaucoup d'attention : ils viennent des bureaux du département de la guerre (de Paris) et font voir qu'à l'aide de tous les moyens qu'il a employés, Bonaparte est parvenu à augmenter ses troupes assez sensiblement. La personne qui m'envoie ces détails et qui est instruite et parfaitement sûre, craignant d'être compromise, n'a pas voulu les donner par écrit; ils ont été confiés à la mémoire d'un ancien officier qui vient d'arriver et sur les sentiments duquel on peut compter... L'officier qui m'est arrivé croyait Bonaparte parti de Paris et pensait qu'il pourrait attaquer vers le 10 et pousser vers Namur."...

Le général de Constant-Rebecque notait le 11 juin dans son journal :"Les troupes françaises sont en mouvement; la garde impériale doit être arrivée à Laon et Bonaparte quitte demain, 12, Paris. Les Français se retranchent sur la frontière, coupent les routes, font des abatis, des redoutes, des têtes de pont avec la plus grande activité".

Le quartier-général néerlandais ne négligea pas ces avertissements et nous verrons qu'il ne cessa de compléter les mesures qu'il avait déjà prises pour que les troupes fussent sur pied au premier signal. Le 13 juin, le prince d'Orange recueillit et fit passer au duc un dire d'après lequel le quartier-général de Bonaparte venait d'être établi à Avesnes (source citée : Supplement. Dispatches, X ). Le même jour, un déserteur français apprit au général prussien von Steinmetz que vraisemblablement l'empereur attaquerait le 14 ou le 15.

Deux notes datées du 14 juin et écrites de la main du capitaine d'état major adjoint au département du quartier-maître général néerlandais (depuis lieutenant-colonel) J.Herdeboudt, donnent les numéros d'une soixantaine de régiments français, les noms des généraux de la garde impériale et d'autres détails sur "la situation de l'armée française du Nord, d’après les renseignements qu'on a pu se procurer jusqu’au 10 juin 1815". ( source citée : Archives du Ministère de la guerre à La Haye...). Dans les papiers de lord Hill se trouve une lettre adressée au chef de l’état-major anglais, sir W. De Lancey, et contenant l'avis suivant : "Je vous envoie trois rapports. Les nouvelles concernant la concentration de l'ennemi en grande force autour de Maubeuge seront parvenues au Quartier-général aavant que vous ne receviez la présente. ( source citée : British Museum, Londres. Papers de Lord Hill, vol 4.).

Tons ces bruits furent précisés et confirmés les 12 et 13 juin par les deux lettres suivantes reçues au quartier-général de Braine-le-Comte :

DESOLE JE M'ARRETE ICI; peut-être une suite si l'administrateur le veut bien et m'autorise à le faire.

Un grand salut amical à tous ceux qui s'intéressent réellement à cette campagne. De mon avis personnel, n'hésitez pas à acheter les livres de M. Bernard Coppens car ils sont très captivants même si nombre de personnes contestent certaines de ses vues; il a au moins le mérite de s'interroger et d'approfondir les recherches; j'espère qu'il écrira un livre complet critique sur cette campagne.

A bientôt.
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rodolphe
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MessageSujet: renseignements des alliés   Mar 27 Sep 2005 - 6:35

Tons ces bruits furent précisés et confirmés les 12 et 13 juin par les deux lettres suivantes reçues au quartier-général de Braine-le-Comte :

"Quartier-général à Boussoit-sur-Haine,
le 13 juin 815.

"J'ai l'honneur de vous faire parvenir quelques renseignements que m'a envoyés le général-major van Merlen. De plusn un déserteur du 5e régiment de lanciers français, que je fais conduire aujourd'hui même au comandant du grand quartier-général, déclare que hier il a été passé en revue par Bonaparte et que l'empereur a passé la nuit à Avesnes. Il assure aussi que les cinq premiers régiments de lanciers avec trois batteries d'artillere à cheval doivent passer la Sambre aujourd'hui même.

Le lieutenant-général commandant la cavalerie,
Baron de Collaert." (Arch. du Département de la guerre à La Haye.)

Le général de Collaert qui, dès le 7 juin, avait averti par le prince d'Orange de se tenir sur ses gardes (Arch. du Département de la guerre à La Haye.), joignait à sa lettre l'annexe suivante, qui lui avait été adressée par le major Paravicini, major de brigade du général van Merlen, en date du 13 juin:
"J'ai l'honneur de donner connaissance à Votre Excellence de ce que le général anglais Dörnberg vient d'être prévenu par le général prussien Zieten, à Charleroi, que les troupes françaises, soius les ordres du général Van Dam (Vandamme), sont venues de Mézières vers Maubeuge. Le général Berh a reçu également avis hier au soir que la division Reille s'y concentre et qu'on s'y prépare à une opération militaire quelconque."

Le 14 juin, le général van Merlen adressa de Saint-Symphorien au général de Constant la lettre suivante :

"J'ai l'honneur de vous envoyer une lettre d'un capitaine français (le baron Niel), qui est assez singulière et dont on peut comprendre bien des choses. Il paraît qu'on prépare un coup sur quelque point. Les postes français de Bettignies et Goegnies (Gognies-Chaussée) sont partis : une vedette restait seulement encore le soir en avant de Villers-sur-Nicole. Je crois qu'il serait bon de prévenir le prince de cette affaire, afin d'être en mesure. Il paraît qu'on en veut aux Prussiens. Toutes les troupes ont des vivres et des fourrages pour huit jours, pris aux magasins de Maubeuge, qui sont déjà remplis par de nouvelles réquisitions..."

La lettre saisie de l'officier français était conçue en ses termes :

"Le 13, à 10 heures du soir.
Je vous recommande la plus grande surveillance, mon cher Bourgoing. Faites faire de fréquentes patrouilles, et avertissez-moi si vous avez une alerte; gardez, à cet effet, le chasseur que je vous envoie; dans deux heures, je le ferai relever et vous me ferez savoir par lui si vous êtes toujours tranquille. Il a été impossible d'avoir des chevaux; le dernier déserteur voulait 500 francs du sien. J'espère que bientôt nous nous trouverons une monture à peu de frais, acr je crois que les grads coups se porteront après-demain." (Source citée : F.De Bas, Prins Frederik, etc. vol III).

Le 14 juin, le duc de Wellington reçut plusieurs rapports. A 9 heures et demie du matin, le général Dörnberg annonça que les troupes françaises des environs de Maubeuge exécutaient des mouvements; un régiment était parti de Valenciennes; une grande quantité de voitures avait été réquisitionnées le long de la frontière pour transporter huit jours de vivres. A 3 heures de l'après-midi, le même général fit parvenir les renseignements, d'une importance capitale, qui suivent et qu'il tenait apparemment d'un militaire français assez haut placé :"Deouis hier, le quartier-général du 1er corps ennemi est en route vers la Sambre. Toutes les troupes se rassemblent vers Maubeuge et Beaumont; leur forces est évaluée à 180 000 hommes. La garnison de Lille a quité cete ville. Napoléon a quitté Paris dans la nuit du 11 au 12."

Enfin, vers 9 heures et demie du soir, Dörberg fit savoir que :"d'après les Français,, l'attaque aura lieu demain matin de bonne heure". Ce rapport, dont il est inutile de montrer la gravité, est probablement venu à 1 heure après minuit au quartier-général du maréchal Blücher. On ignore si Wellington a reçu communication de cette importante nouvelle.

A 5 heures du soir, le prince d'Orange écrivit de Braine-le-Comte :"Je reviens de nos avant-postes, où tout est calme et en ordre. D'après la
([i]Gazette de France, Napoléon est parti le 11 pour le Belgique.

A 10 heures du soir, le leiutenant-colonel Hardinge, chargé de pouvoirs anglais au quartier-général de Blücher, fit savoir au duc, de Namur, qu'un rapport reçu àl'instant du général Zieten annonçait que les troupes françaises, réunies autour de Maubeuge, se dirigeaient vers Beaumont. Le rapport de Zieten était fondé sur une lettre adressée par le général van Merlen de Saint-Symphorien au général Steinmetz, à Anderlues, et sur les observations faites aux avant-postes du général Pirch II. La lettre de van Merlen, reçue par Steinmetz le 14, vers 1 heure de la nuit, disait :
" J'ai l'honneur de vous donner connaissance que, d'après les rapports unanimes reçus aujourd'hui de la France, une armée nombreuse se rassemble dans les environs de Maubeuge. Hier, Napoléon doit y être arrivé vers les 4 heures; il a passé en revue, à Dourlers, entre Avesnes et Maubeuge, cinq régiments de lanciers et trois compagnies d'artillerie légère (soit vingt-quatrepièces); le 1er régiment de cuirassiers, le 1er régiment de Houssards et le 1er régiment de dragons doient avoir été passés en revue aujourd'hui au même endroit. On assure que le général Vandamme, avec son corps d'armée, et le général Reille, avec le sien, y sont arrivés. Une colonne de toutes armes, forte de 20 000 hommes, a passé hier à Valenciennes et s'est de sute également dirigée sur Maubeuge. Tous ces mouvements paraissent démontrer quelque opération militaire de non côtés. Si vous aviez des nouvelles intéressantes, vous m'obligeriez en me les cmmuniquant.

Saint-Symphorien, le 13juin 1815.
Le général baronvan Merlen."

Le même jour (13juin), van Merlen écrivit à Steinmetz que l'empereur n'était pas arrivé à Maubeuge, mais bien Jérôme Bonaparte, eu que l'armée française se dirigeait de Maubeuge, par Beaumont, vers Philippeville:

"Devant nous tout est dégarni; ils n'ont plus qu'un piquet à Bettignies et quelques gardes nationales dans les autres villages. Nous avons tous été sur pie la nuit passée dans ces cantons, ayant été en erreur ou, pour mieux dire, dans l'incertitude des événements.

Le général baron van Merlen."

Malgré sa trop modeste déclaration, le vigilant chef de la cavalerie néerlandaie n'avait pas fait erreur: il avait vu la vérité,,l'avait fait connaître, et il appartenait aux quartiers-généraux d'en tirer parti.

Au moment où il rédigeait son rapport, le 14 juin vers midi ou 1 heure, Ziten isait ne rien savoir personnellement des mouvements ennemis sur sa droite. Le lieutenant-colonel Hardinge, en communiquant au duc, de Namur, les informations résultant du rapport de Zieten ajoutait :"On voit des feux de bivouac dans la direction de Tirimont et de Merbes" (ce renseignement complémentaire était sans doute arrivé à Blücher postérieurement au raport de Zieten). "Gneisenau, continuait Hardinge, croit à l'exactitude des rapports qu'il a reçus de diverses parts et dans lesquels on signale l'arrivée de deux divisions ennemies à Sedan et à Mézières, le 12. Des ordres sont déjà donnés aux trois corps prussiens quise trouvent en arrière. A Namur, o croit généralement queBonaparte prendra l'offensive."

Constatons que, sur les renseignements reçus et sur l'avis de Dörnberg arrivé dans la nuit du 14 au 15 juin, le quartier-général prussien, fidèle aux engagements pris à Tirlement, ordonna les dispositions nécessaires pour la concentration de toute l'armée prussienne vers Fleurus, comme nous le verrons plus tard. Il envoya, de plus, le colonel von Pfuhl à Bruxelles pour se concerter avec Wellington sur l'appui mutuel que se prêteraient les deux armées.

De tous les avis qui parvinrent à Bruxelles dans la journée du 14 ( Dispatches, vol XII.- Supplement Disptaches, IX., etc.), Wellington devait conclure que l'empereur avaiut rejoint son armée et que celle-ci était en mouvement vers Beaumont; il pouvait et devait voir que c'était à Beaumont que l'empereur lancerait la masse de ses forces vers la Belgique. Mais le généralissime anglais n'ajoutait que peu de foi aux nouvelles, cependant précises et circonstanciées, que lui adressaient ses avant-postes; il en attendait d'autres de Paris, mais celles-ci n'arrivèrent pas. Dès le 13 juin, Bonaparte avait défendu sous peine de mort de franchir la frontière ans un sens ou dans l'autre:le prince Blücher le savait, mais le duc, malheureusement, l'ignorait.

L'incertitude où il se trouvait ne le déconcerta pas; sa ténacité d'esprit lui fit voir simplement dans lesmouvements accomplis par les Français la réalisation des intentions que lui-même prêtait à Napoléon. Il supposait que l'empereur se ferait précéder par deux très fortes avant-gardes, derrières lesquelles il marcherait lui-même avec le gros de ses troupes. L'une des avant-gardes françaises se dirigerait sur l'aile droite de Blücher, l'autre surl'aile gauche de l'armée anglo-néerlandaise; une fois les deux armées aux prises, chacune de son côté, avec la masse qui lui serait opposée; l'empereur se jetterait avec le gors de ses forces sur l'une des deux, suivant les circonstances. Wellington s'attendait donc à voir déboucher une de des avant-gardes françaises par Mons ou Binche; ce mouvment pouvait très bie se préparer à Maubeuge et même encore à Beaumont. Lorsqu'on lui annonça que les Français apparaissaient devant Ziten au sud de Charleroi, c'est-à-dire devant l'aile droite prussienne, il vit dans cet événement la réalisation logique de son hypothèse et s'attendit à subir incessamment lui-même la poussée de l'uatre avant-garde française. (fin page 356)

LA SUITE à la prochaine fois.

Cordialement à tous.
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rodolphe
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MessageSujet: Re: RENSEIGNEMENTS DES ALLIES   Mer 26 Oct 2005 - 3:51

Au lieu de temporiser jusqu’au moment où il saurait exactement où se porterait le coup décisif .de l’adversaire, au lieu de fermer les yeux sur les périls qui menaçaient les deux armées, le duc aurait montré plus de prévoyance s’il avait, le 14 juin, immédiatement ordonné la concentration sur elles-mêmes des grandes unités de l’armée anglo-néerlandaise afin d’être sûr de les avoir en main au moment du danger. Cette mesure si naturelle n’engageait pas l’avenir et c’est dans son omission dans la journée du 14 juin qu’il faut chercher la cause principale des lenteurs qui se produisirent le 16 juin dans l’arrivée des troupes anglaises aux Quatre-Bras. Lord Wellington se borna à faire transmettre, par l’intermédiaire du colonel von Pfhuhl, l’assurance formelle de la concentration au premier coup de canon, et endéans les vingt-deux heures, de l’armée anglo-néerlandaise vers Nivelles ou les Quatre-Bras, concentration irréalisable cependant, dans le laps de temps qu’il indiquait. Il ajoutait qu’il ne croyait pas à une attaque du gros des forces ennemies sur l’armée prussienne. Le 15 juin, au moment même où Napoléon touchait à Charleroi, lord Wellington exposait longuement à l’empereur Alexandre ses idées sur l’attaque concentrique que l’ensemble des armées alliées exécuterait à la fin du mois. D’après lui, Bonaparte ne prendrait pas l’offensive et attendrait probablement le choc dans une position bien choisie sur l’Aine. (Dispatches, XII, p. 470 ) Que, d’autre part, le duc, dans le cas d’une invasion française, dont il fallait malgré tout reconnaître la possibilité, continuât à exclure obstinément l’hypothèse d’une marche de l’ennemi sur la rive droite de la Sambre, c’est ce qui ressort avec évidence du mémorandum secret qu’il adressa le 13 ou le 15 juin (la date n’est pas clairement écrite) de Bruxelles au prince d’Orange, à LORD Uxbridge, à lord Hill et au chef d’état-major de l’armée anglaise ( Le mémoire se trouve au British Museum, Add. Manuscript 20192, ff.270-271. Il n’a été publié ni au Wellington’s Dispatches ni aux Supplementary Dispatches. Une copie en est déposée à la section historique de l’état-major général à La Haye.)

« Copie. – Confidentiel.
15 (13 ?) juin 1815.

1°) Ayant reçu avis que la garde impériale s’est portée de Paris à Beauvais et le bruit courant depuis plusieurs jours dans le pays que Bonaparte est sur le point de visiter la frontière du Nord, je juge nécessaire de resserrer les cantonnements des troupes en vue de leur prompte concentration dans le cas où ce pays serait attaqué. Le quartier-maître-général rédige en ce moment des ordres à cet effet;

2°) La ligne d’attaque de l’ennemi sera dirigée ou bien entre la Lys et l’Escaut ou bien entre l’Escaut et la Sambre, ou bien l’attaque se produira sur ces deux directions à la fois;

3°) Dans le premier cas. Je dirigerai les troupes de la 4e division sur le pont de l’Escaut, près d’Avelghem, d’où elles se retirèrent conjointement avec le régiment de cavalerie, qui est à Courtrai, vers Audenarde, poste qu’elles occuperont et où elles tendront les inondations;

4°) La garnison de Gand inondera également les environs de la ville, et où elle se maintiendra à outrance;

5°) Les postes de cavalerie entre Menin et Furnes se retireront vers Ostende, ceux entre Menin et Tournai vers Tournai, où ils rejoindront leurs régiments respectifs.

6)) Les 1ère, 2e et 3e divisions d’infanterie se concentreront autour de leurs quartiers généraux, la cavalerie autour des quartiers généraux de ses brigades, et tout le monde se tiendra prêt à agir au premier signal;

7°) Les troupes néerlandaises se réuniront à Soignies et à Nivelles.

8°) Si l’attaque se produit entre la Sambre et l’Escaut, je me propose de réunir les Anglais et les Hanovriens à Enghien et aux environs de l’armée des Pays-Bas à Soignies et à Braine-le-Comte et aux environs ;

9°) Dans ce cas, les 2e et 3e divisions se concentreront autour de son quartier général et se retireront ensuite graduellement vers Enghien conjointement avec la cavalerie du colonel Arentschlid et la brigade hanovrienne ;

10°) Les garnisons de Mons et Tournai résisteront, mais celle d’Ath se retirera avec la 2e division si les ouvrages de la place ne sont pas assez avancés pour la mettre à l’abri d’un coup de main ;

11°) Les généraux sir W. Ponsonby, sir O.Vandeleuret sir V. Vivian se retireront avec leurs brigades de cavalerie vers Hal ;

12°) Les troupes des Pays-Bas se rassembleront autour de Soignies et de Braine-le-Comte ;

13°) La 4e division et le 2e hussards, après avoir pris le pont d’Avelghem, se retireront sur Audenarde, où ils attendront de nouveaux ordres ;

14°) Si l’attaque se prononce à la fois par les deux lignes supposées, la 4e division, le 2e hussards et la garnison de Gand agiront comme il est prescrit aux 3e et 4e du présent mémoire, les 2e et 3e divisions, la cavalerie et les troupes des Pays-Bas comme il est prescrit aux 8°, 9e, 10e, 11e et 12e paragraphes.

WELINGTON.

Au quartier-général néerlandais, où l’on était de partager l’optimisme de Wellington, le sentiment d’inquiétude raisonnée qui avait déjà porté le prince d’Orange à ordonner les judicieuses mesures que nous avons relatées plus haut redoubla dans les premiers jours de Juin. L’armée était tellement dispersée qu’on n’était rien moins que certain de pouvoir concentrer les troupes au moment du danger. La 1ère brigade de la division Perponcher était répartie entre quatorze localisations différentes, le 12e bataillon de milice n’en occupait pas moins de quatre à lui seul ; la 2e brigade s ‘étendait sur treize villages ; les autres troupes se trouvaient dans une situation analogue. Pour parer à ces inconvénients, le prince et son distingué chef d’état-major général résolurent de modifier la dislocation de la cavalerie et de concentrer tous les jours toutes le troupes par bataillons dans leurs cantonnements , prêtes à marcher au premier signal ( Generale correspondie van het kwartier-meester departemient te velde, Braine-le-Comte, 9 JUIN 1815, pp. 164, 165,166, note 9).

La série des ordres suivants, basés sur les nouvelles reçues à Braine-le-Comte, démontre que tout a été fait dans l’armée néerlandaise pour prévenir une surprise ; la vigilance et la prévoyance de son chef furent récompensées par le brillant succès des alliés aux Quatre-Bras :

« N° 164. Quartier-général à Braine-le-Comte, le 9 juin 1815.

Au Lieutenat-général Chassé,
Commandant la 3e division, à Hiane-Saint-Pierre.

S.A.R le Prince d’Orange désire que vous donniez l’ordre à votre division de se tenir prête à marcher au premier avis ; à cet effet, les bataillons devront se concentrer dans leurs cantonnements dès demain matin et rester concentrés et prêts à prendre les armes jusqu’à la nuit ; à la nuit, si tout est tranquille, les troupes pourront rentrer dans leurs quartiers. Les mesures nécessaires seront prises pour que les bataillons, quoique concentrés, puissent faire la cuisine comme de coutume.

Cette mesure sera continuée tous les jours jusqu’à ce que Son Altesse Royale en ordonne autrement.

Son Altesse Royale désire que vous évacuiez les cantonnements de Roeulx, Goegnies et Houdeng dès demain matin pour que la brigade du général Trip puisse les occuper, et elle approuve que vous fassiez occuper par les bataillons qui y étaient cantonnés les villages de Fayt, Baume et Saint-Paul.

Le lieu de rassemblement de votre division est en avant de Fayt, comme auparavant.

Le général-major quartier-maître général,
Baron De Constant- Rebecque. »


La division Chassé était cantonnée en arrière de Binche, l’aile droite s ‘appuyant à Thieu et l’aile gauche à Chapelle-lez-Herlaimont ; Péronne sur la Haine était occupé ; les cantonnements s’étendaient au nord jusqu’à Bois-d’Haine et Familleureux.( Rapport du lieutenant-colonel van Delen, 3e division. Archives 1815 du Ministère de la guerre à LA Haye , n°688 A et 498 , note 20B).

« N°165 Quartier général à Baine-le-Comte
le 9 juin 1815.

Au Lieutenant-général baron de Collaert,
Commandant la cavalerie à Boussoit-sur-Haine

S.A.R le Prince d’Orange désire que la brigade du général Trip vienne occuper demain matin les communes de Roeulx, Goegnies, Houdeng et Mignault ; le général Trip prendra son quartier à Roeulx.

Jusqu’à nouvel ordre, toutes le troupes de l’armée doivent se tenir prêtes à marcher au premier avis et, pour cet effet, se concentrer par régiments dans leurs cantonnements, prêtes à prendre les armes ; la nuit, si tout est tranquille, elles doivent rentrer dans leurs quartiers ; des mesures seront prises pour que les troupes, quoique concentrées, puissent faire la cuisine comme de coutume.

Le lieutenant-général baron de Collaert est prié de faire donner au général Trip les ordres nécessaires pour le faire marcher dès demain matin dans les cantonnements ci-dessus mentionnés.

Le général-major, quartier-maître général,
Baron De Constant-Rebecque. »


« N°166, Quartier général à Baine-le-Comte
le 9 juin 1815.

Au Lieutenant-général baron de Perponcher,
Commandant la 2e division à Nivelles.

S.A.R. le Prince d’Orange désire que vous donniez l’ordre à votre division de se tenir prête à marcher au premier avis ; à cet effet, les troupes devront se rassembler par bataillons dans leurs cantonnements, depuis la matin jusqu’au soir, et cela tous les jours jusqu’à nouvel ordre. Lorsque tout sera tranquille, elles pourront rentrer la nuit dans leurs quartiers. Des mesures doivent être prises pour que les troupes fassent la cuisine comme de coutume dans les villages où elles seront concentrées.

Les lieux de rassemblement de votre division sont, comme auparavant, Nivelles pour la première brigade et Quatre-Bras pour la seconde. ( Notizen, erc. Sattler.)

Le général-major, quartier-maître général,
Baron De Constant-Rebecque. »



N°167. Quartier général à Baine-le-Comte
le 9 juin 1815.

Au général Trip,
Commandant la brigade de carabiniers, à Bauffe.

Par ordre de S.A.R. le Prince d’Orange, vous voudrez bien marche dès demain matin avec votre brigade de cavalerie pour lui faire occuper les cantonnements de Roeulx, Saint-Foeillien ( dépendance de Roeulx ), Goegnies, Houdeng et Mignault.

Vous prendrez votre quartier à Roeulx et donnerez les ordres nécessaires pour que votre troupe puisse être rassemblée au premier avis à l’endroit que le Lieutenant-général baron de Collaert vous indiquera.

Le général-major, quartier-maître général,
Baron De Constant-Rebecque. »


Au reçu de l’ordre n°166 du prince, comandant en chef, le Lieutenant-général de Perponcher donna immédiatement les ordres suivants :

« N° 212. Nivelles, le 9 juin 1815.

En exécution des prescriptions de S.A.R. le général en chef, la division se tiendra prête à marcher à tout instant. A cet effet, S. Exe. Le général de division ordonne que tous les matins, jusqu’à nouvel ordre, chaque bataillon se réunira à 5 heures dans le cantonnement de son état-major et y restera sous les armes jusqu’à 7 heures du soir.

Si le commandant du bataillon n’a pas reçu d’autres ordres à 7 heures du soir, il laissera chacun retourner dans son cantonnement respectif jusqu’au lendemain.

Rien ne sera laissé dans les cantonnements et toutes les voitures seront chargées, vu qu’au premier roulement de tambour on devra se mettre en marche sans laisser personne en arrière.

Les troupes emporteront leurs vivres avec elles et le commandant du bataillon fera une répartition équitable des maisons à proximité du point de rassemblement, où les cuisiniers prépareront le repas par escouades : les troupes manageront ensuite successivement par cinquième de l’effectif, chaque fraction pouvant s’éloigner des rangs pendant un quart d’heure.

En cas d’alarme, les dispositions prescrites dans les ordres précédents restent en vigueur.

Le Lieutenant-général,
H. De Perponcher. . »



« N°213. Nivelles ,le 9 juin 1815.

ORDRE DU JOUR
En exécution des prescriptions de S.A.R. le général en chef, la division Se tiendra prête à marcher à tout instant.

A cet effet, S.Exc. le général de division ordonne que les soixante chevaux du train cantonnés à Rêves seront retirés de cette localité et que toute la compagnie d’artillerie à cheval sera concentrée à Frasnes.

Toute l’artillerie se mettra sous les armes à 5 heures du matin jusqu’à 7 heures du soir ; s’il n’y a pas de nouveaux ordres, les commandants de compagnies feront rentrer leurs batteries respectives à 7 heures du soir.

Le repas sera préparé par escouades et les hommes mangeront par cinquième de l’effectif , chaque fraction pouvant disposer d’un quart d’heure à cet effet.

La moitié des chevaux seront conduites à 5 heures du matin au parc et seront attelés : l’autre moitié des chevaux resteront harnachés à l’écurie et seront conduits au parc à midi pour relever les chevaux attelés et y rester jusqu’à 7 heures du soir.

Les ordres précédents pour les dispositions à prendre en cas d’alarme restent en vigueur.

Le Lieutenant-général,
H. De Perponcher. »



«N°214. Nivelles, le 9 juin 1815.

ORDRE DU JOUR

Quand les commandants de bataillons se seront assurés, par un premier appel, à 5 heure du matin, que tout le monde est présent, ils feront former les faisceaux et préviendront les hommes qu’ils ne peuvent pas s’écarter au loin, et s’assureront de l’exécution de cette prescription par de fréquents appels.

Le Lieutenant-général,
H. De Perponcher. »


« Ces ordres, dit le docteur von Pflug-Harttung, sont remarquables aussi bien dans leur fond que par le soin avec lequel ils ont été rédigés. Ils prouvent une conception nette de la situation et de tous les dangers possibles, qui a produit une prévision clairvoyante de l’avenir. De toutes les troupes alliées, ce sont incontestablement les néerlandaises qui ont pris les meilleures dispositions préparatoires, les Anglais, aussi bien que les Prussiens, sont restés, en fait de mesures de prévoyance, bien loin derrière eux. »Nous notons avec plaisir les paroles de l’historien allemand, toujours avare d éloges surtout envers nos compatriotes ; elles constatent, en fait que, d’une part, c’est aux sages mesures du Prince d’Orange qu’il faut faire remonter le mérite de la journée des Quatre-Bras et que, d’autre part, le 15 juin, Zieten à Charleroi et Wellington à Bruxelles étaient moins bien préparés aux événements imprévus que les généraux néerlandais.

Le grand quartier général prussien, de son côté, regarda, jusqu'au moment où les faits coupèrent court à toutes discussions oiseuses, une invasion française comme fort probable : « Nous entrerons bientôt en France, écrivait Blücher à sa femme le 3 juin, sinon nous pourrions bien rester ici encore un an, car Bonaparte ne nous attaquera pas. » Le 14 juin, von Müffling adressait au quartier général de Blücher une lettre où il traitait des plans d’invasion de la France pour les armées prussienne et russe. Le lendemain 15 juin, au moment où Napoléon franchissait la frontière et où Ziten, en pleine retraite, quittait la Sambre, le général von Müffling écrivait à son général en chef une lettre qui démontre son ignorance absolue des graves événements qui se passaient sur le front de l’armée et la confiance complète dans les idées de lord Wellington. ( Bulletin de la Presse et de la Bibliographie de la guerre de Belgique, 15 septembre1903,p.214, 215).

(fin page 369)

La suite à la prochaine. Bonne soirée à tous. Rodolphe.
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MessageSujet: RENSEIGNEMENTS DES ALLIES   Sam 12 Nov 2005 - 7:35

Attaque des Prussiens par l'empereur.

Le feld-maréchal Blücher s'était déjà cocuhé, dans la nuit du 14 au 15 juin, lorsque de graves nouvelles arrivèrent au quartier-général de Nanmur. MLes avant-postes prussiens faisaient savoir que vers la frontière l'horizon était illuminé sur une largeur de plusieurs leiues par des feux de bivouac; on avait teceuilli des déserteurs français qui déclaraient que l'empereur attaquerait l'armée prussienne le lendemain. Au reçu de ces nouvelles, Gneisenau rédigea au nom du feld-maréchal des ordres qui partirent avant minuit. Ils enjoigenaient : au général de Bülow, à Liège, de concentrer le 4e corps le 15 juin autour de Hannut et l'invitaient à transporter son quartier-général dans cette localité; cette dernière prescription ne fut exécutée que le 16, ce qui fut la cause de regrettables retards dans la réception des ordres et dans le mouvement du corps; au général von Thielmann de concentrer le 3e corps sur la rive gauche de la Meuse à hauteur de Namur en laissant toutefois un bataillon à Diantn et deux escadronsle long de la frontière; au 2e corps de maintenir un bataillon à Namur et de se concentrer au bivoauc entre Mazy et Onoz à 1 1/2 lieue de Sombreffe; à Zieten, de résister sur la Sambre comme le portaient ses instructions antérieures, jusqu'à ce que les quatres corps aient eu le temps de se concentrrer autour de Sombreffe; Fleurus était, en outre, sésigné comme point de ralliement du 1er corps.

Un peu pus tard dans la soirée, sir Henry Hardinge fit partir une estafette de Namur pour informer lord Wellington des ordres que Gneisenau venait de lancer; l'attaché miliatire angalis terminait sa lettre en ces termes : "l'opinion la plus répandue ici semble être que Bonaparte a l'intention de commencer des opératons offensives".

Les ordres donnés avec tant de discernement et de promptitude dans la nuit du 14 au 15 juin sauvèrent l'armée prussienne entière du danger imminent d'être surprise en flagrant délit de manoeuvre. On n'ignorait pas, au grand quartier général de Namur, que le commandant en chef anglais ne pourrait pas concentrer à temps son armée sur son aile gauche et, bien qu'il n'existât aucune convention formelle entre lui et le duc de Wellington, le maréchal Blücher avait écidé qu'il tiendrait parole et qu'à tout prix il soutiendrait ses alliés avec la totalité ses forces.

Les ordres donnés par le grand quarttier général de l'empereur dans la soirée du 14 juin [Ordres de mouvement. Beaumont, 14 juin 1815, note 12...Exrtrait du Registre du major général, p.20] prescrivaient que l'armée passerait la Sambre en trois colonnes entre Marchiennes-au-Pont et Charleroi. La colonne de gauche, composée des corps de Reille et d'Erlon (45.000 hommes), devait se mettre en marche à 3 heures du matin, descendre la rivière le long de sa rive droite et la franchir à Marchiennes-au-Pont. Au centre, la division de cavalerie légère Domon et le 1er corps de cavalerie (Pajol) devaitn rompre à 2 1/2 heures du matoin et marcher sur Charleroi : cette cavalerie devait être suivie par le reste du crops de Vandamme, dont la t^te se metrait en mouvement à 3 heures, puis par le corps de Lobau et la garde impériale; la réserve de cavelerie quitterait ses bivouacs de Walcourt à 5 1/2 heures pour suivre la garde vers Charleroi. Cette colonne centrale était forte de 59 000 hommes. La colonne de droite, formée par le corps de Gérard et les 1.700 cuirassiers du général Delort ( en tout 18.000 hommes ), devait se mettre en marche à 3 heures du matin et suivre la route de Florennes à Gerpînne : le général Gérard reçut plus tard l'ordre de passer la Sambre à Châtelet.

L'empereur se proposait de marcher en tête de la colonne centrale. Toute l'armée devait avoir passé la Sambre avant midi. Après avoir expédié ses ordres, Napoléon écrivit à son frère Joseph : "Demain 15, je me porterai sur Charleroi, où est l'armée prussienne, ce qio donnera lieu à une bataille ou à la retraite de l'ennemi".

(fin page 372 ); LA SUITE SUIVRA. A bientôt.

Cordialement, Rodolphe.
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Stephane
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MessageSujet: Re: RENSEIGNEMENTS DES ALLIES   Lun 16 Jan 2006 - 9:19

Bonsoir

C'est vraiment une mine d'or ces passages. thumleft

Stéphane
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rodolphe
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MessageSujet: RENSEIGNEMENTS DES ALLIES   Sam 18 Mar 2006 - 2:32

Posté le: Sam 18 Mar à 14:27

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Voici un extrait du livre "Histoire de la campagne de 1815" par Charras :

"Nous avons trouvé, dans les archives du ministère de la guerre, à La Haye, une note qui montre également à quel point les généraux alliés étaient renseignés sur les forces de l'armée française. Cette note, datée de Gand, le 10 juin, est signée du duc de Feltre (Clarke) ministre de Louis XVIII, et adressée au chef d'état-major du prince d'Orange, le général Constant Rebecque. Elle est très détaillée et fixe à 120.000 hommes (non compris le grand parc) l'effectif de la garde impériale, des 1er, 2e, 3e, 4e, 6e corps, dans lesquels elle confond les quatre corps de réserve de cavalerie:

" La personne qui m'envoie ces détails, écrit Clarke, et qui est instruite et parfaitement sûre, craignant d'être compromise, n'a pas voulu les donner par écrit. Ils ont été confiés à la mémoire d'un officier qui vient d'arriver, et sur les sentiments duquel on peut compter."

extrait du livre, page 368 note 4.

Cordialement, Rodolphe.
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